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 Le Retour des Capitaines

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Imrahil
Prince de Dol Amroth / Capitaine des Armées du Gondor
Prince de Dol Amroth / Capitaine des Armées du Gondor
Imrahil


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MessageSujet: Le Retour des Capitaines   Le Retour des Capitaines EmptyJeu 9 Sep - 23:01

"Mon prince ? Les voiles d’Elphir et Erchirion sont en vue, ils devraient accoster dans quelques dizaines de minutes, si les vents sont favorables."

Imrahil se retourna vers le soldat venu lui annoncer la nouvelle, en livrée du Cygne, et lui adressa un vague hochement de tête pour lui signifier que son message avait été délivré et qu’il pouvait se retirer. Puis, le prince se leva, faisant reculer en un grincement sourd le fauteuil de cuir noir dans lequel il était assis quelques instants auparavant. Il jeta un bref regard à son bureau, où s’amoncelaient divers parchemins épars, des affaires d’état dont la responsabilité lui incombait, en tant que Prince de Dol Amroth. Des rapports de conflits entre certains villageois riverains, mais aussi des compte-rendus de navires marchands qui servaient sous la bannière du Cygne, sans oublier des nouvelles en provenance de la cité Elfique d’Edhellond avec laquelle Dol Amroth entretenait une relation d’amitié et d’alliance. Tous ces troubles pesaient sur le Prince, alors qu’il tentait de les solutionner, mais là était le lot d’un chef d’état.

Imrahil soupira et reporta un instant son attention vers le travail qui l’attendait encore, se demandant comment son père, Adrahil, le précédent Prince de Dol Amroth, aurait géré la situation. Impulsivement, supposait-il, et peut-être pas pour le mieux du Belfalas, car son père avait eu pour habitude de réagir sous le coup de vives émotions, ce qui n’avait pas porté à conséquence de son temps, mais en cette période troublée, rien n’eût été moins sûr … Fort heureusement, Imrahil n’avait pas hérité de ce trait de caractère. Au contraire, il était posé, calme et réfléchi, ne prenait aucune décision à la légère. Aux dires de certains, il était tenu en Gondor pour un brillant tacticien, bien qu’il ne s’en vantât pas, de nature plutôt humble, et c’était un Dùnadan parmi les plus respectés. La vieillesse lui avait apporté une autre sagesse que celle des champs de bataille et des affaires politiques, une sagesse intérieur qui le rendait plus grand d'esprit que nombre de ses semblables.

Il s’éloigna de son bureau, et rejoignit en quelques pas le balcon de son étude, d’où il pouvait apercevoir la mer. Sa démarche était chaloupée, à l’instar des marins, car de fait, le Belfalas était une puissance maritime. Il avait dès son plus jeune âge appris à évoluer sur le pont d’un navire, et dans les gréements, ce qui lui conférait une grande agilité. Il s’accouda à la rambarde de pierre blanche, puis resta un moment les yeux clos, à écouter les cris perçants des mouettes et sentir le vent frais fouetter son visage au teint pâle. Ses fins cheveux mi-longs, d’un blond elfique quelque peu cendrés, s’agitaient en tout sens sous cette rude et fraîche caresse. Il sentit un frisson lui parcourir l’échine et resserra plus étroitement autour de ses larges épaules l’ample cape gris bleu qui le recouvrait. Il ne portait en-dessous qu’un justaucorps de cuir céruléen, frappé du navire au cygne de Dol Amroth, qui n’aurait pas suffi à le garder du froid mordant apporté par les vents marins, et qu’il aurait à affronter sur les quais pour aller accueillir ses fils aînés. Il rouvrit ses yeux gris de mer et jeta un regard vers l’horizon, où il pouvait effectivement, au loin, apercevoir les voiles de leur navires, puis il reporta son attention vers la cour, en-dessous de lui, où se rassemblaient une compagnie de gardes royaux pour les escorter, lui, et son troisième fils, le benjamin, Amrothos, tandis que sa fille Lothiriel resterait les attendre dans la cité même.

S’il se réjouissait de revoir ses fils, il savait hélas qu’il devrait les voir repartir bientôt sur les mers, tandis que lui resterait cloué à la citadelle par ses devoirs de chef d’état, alors que son cœur n’aspirait qu’à braver les flots. Il était resté à terre si longtemps qu’il ne se remémorait même plus la dernière fois où il avait foulé le pont d’un navire. Cela lui manquait, et un nouveau soupir lui échappa, amplifié par la propension du Prince à la mélancolie.

Après avoir exhalé un dernier soupir résolu, Imrahil se releva, s'équipa lourdement, quitta la pièce pour emprunter un long escalier qui le mènerait hors de sa tour, rejoindre son escorte. Derrière lui claquèrent les pas des gardes postés à sa porte, fracas métallique, qui le suivirent à son départ.

Le vent vif d’ouest, issu des courants marins, vint lécher durement le visage du prince, et le froid d’ajouter sa morsure cinglante, lancinante.
Imrahil tira d’un coup sec sur le col de sa cape pour protéger son cou des intempéries. Si le climat était déjà rude dans la cité même, et dans toute la province, il atteignait des sommets d’humidité et des abysses de températures dans les ports. Le seigneur du Belfalas avait beau y être habitué depuis des d’années, il avait toujours préféré naviguer vers des eaux plus chaudes et moins venteuses.

Le chant aigu de la bise secouant son armure et celles de ses gardes était également à tout le monde désagréable, comme elle s’engouffrait, perfide, dans le moindre petit interstice entre les plaques de métal, en sifflant lugubrement. De plus, craquait régulièrement le bois des pontons où attendait l’escorte princière, ce qui n’était pas pour rassurer les hommes en armes qui s’y trouvaient, étant donné que le fer, l’acier, et autres constituants des armures, n’étaient guère réputés pour flotter beaucoup s’ils venaient à se trouver en contact avec de l’eau.


Au bout d’un moment qui sembla des heures à Imrahil, passé à contempler les nefs de ses fils s’approcher peu à peu à l’horizon, il les vit enfin arriver à hauteur du port, prêtes à accoster, et leurs occupants à débarquer. Celle d’Elphir fut la première à toucher terre, et une fois la passerelle jetée, l’héritier de Dol Amroth en sortit au devant de ses hommes. Dès qu’il vit son père, son visage s’illumina, il vint le serrer brièvement dans ses bras avant de le saluer.

"Père. Content d’être de retour et de vous revoir. Toi aussi, Amrothos,"
ajouta-t-il ensuite à l’adresse de son plus jeune frère qui n’était pas parti en mer avec Erchirion et lui.


"Moi aussi, fils,"
lui assura Imrahil."Quelles nouvelles du large ?"

Le visage de son vis-à-vis s’assombrit.

"Pas toutes très bonnes, je le crains. Nous ferions mieux de ne pas les évoquer ici, mais d’attendre d’être à l’abri au palais."


Imrahil croisa le regard de son aîné et y vit une gravité qui l’inquiéta. Il se contenta d’acquiescer, puis se porta à la rencontre d’Erchirion qui venait de débarquer lui aussi. Après de courtes retrouvailles entre les voyageurs, leur père, leur frère et leur sœur, tous reprirent le chemin de la cité, devisant insouciamment. Mais le seigneur de Belfalas était troublé par les propos de son fils, qui n’annonçaient rien de bon, et se montra donc taiseux et taciturne tout le long du voyage de retour.

Une fois arrivés au palais, les gardes furent congédiés, et le prince invita sa progéniture à le rejoindre dans sa tour, à son étude. Là, il entra directement dans le vif du sujet :

"Tu disais, Elphir, avoir de mauvaises nouvelles ?"


"Oui. A propos des pirates,"
lui apprit l’intéressé."Je gage que les rapports qui vous ont été transmis ces derniers temps doivent évoquer ce problème aussi."


"Les corsaires se multiplient à une vitesse fulgurante," intervint Erchirion." Et leurs noirs vaisseaux aussi, c’est incroyable. J’ignore où ils peuvent trouver tout le bois nécessaire au charpentage, l’Umbar n’est pourtant pas très garni en forêts, c’est le moins qu’on puisse dire. Et nous avons entendu parler de mouvements de brigands en Anfalas. Tout ça ne me dit rien qui vaille."

"A moi non plus," opina sombrement le Prince de Dol Amroth."Un Chef rassemble ses troupes, peu à peu. Et que fait le Gondor ?! Que font les Seigneurs ? Rien ! Nous gardons l’accès à la Lebennin et à l’Anduin tant bien que mal, mais si l’Umbar arrive avec toute sa puissance de flotte, que ferons-nous ? S’ils attaquent à la fois la baie de Belfalas, viennent piller nos villages et massacrer nos gens, et que de l’autre côté, ils tentent de pénétrer à l’intérieur des terres jusqu’à la capitale, que devrons-nous faire alors ? Nous ne pourrons diviser nos forces en deux, elles ne sont pas assez nombreuses… Nous nous devons de protéger le pays, et le Roi mais…"

"Je pense que notre peuple passe avant tout," souligna Amrothos."Notre sang. Que nous importe la lointaine capitale ? Ils ne répondent même plus à vos missives ! Et nous ont-ils jamais envoyé de l’aide ?! Des ingrats ! Laissons-les à leurs problèmes, voilà ce que je dis !"

"Mon frère parle avec la voix de la passion, mais aussi de l’impétuosité,"
commenta Elphir."Si notre Roi tombe, et qu'il soit remplacé par leur chef, nous ne serons guère avancés de n’avoir rien fait pour les aider. Le résultat sera le même : entourés d’ennemis, nous ne tarderons guère à être vaincus, battus à plate couture."


"Elphir a raison," trancha Imrahil."De toute façon, notre allégeance nous engage à la Cité Blanche, et nous ne la trahirons pas. La question est de savoir quelle tactique appliquer à présent : concentrer nos forces dans la construction et le renforcement de nos défenses, ou lancer des raids contre les pirates pour les affaiblir et réduire leur nombre ?"

"Pourquoi nous demander notre avis si c’est pour n’en pas tenir compte et décider selon votre seule volonté, à la fin, Père ?,"
protesta Amrothos avec mauvaise humeur, un peu vexé."Autant nous taire."

Imrahil fronça les sourcils.

"Libre à toi de ne souffler mot si tu le désires, Amrothos, mais je trouve cela stupide. Je t’ai entendu et ai écouté ton avis comme celui de tes frères, et c’est ce que je continuerai à faire, et je suivrai l’opinion que je juge la plus pertinente, c’est tout. Au final, la décision m’appartient."

Son ton s’était fait dur, mais il se radoucit pour poursuivre :

"Écoute, fils, je sais que tu veux à tout prix te rendre utile, et ne t’inquiète pas, tu ne resteras pas toujours inactif, si c’est ce qui te chagrine. Mais ne sois pas si amer. La situation commence à se faire grave, et nous ne résoudrons rien en nous divisant en plus de cela. D’accord ?"


Un peu honteux, le benjamin des fils du prince hocha la tête.

"Je pense qu’il faut avant tout connaître exactement l’étendue de la flotte de l’Umbar et de connaître exactement la tactique de notre ennemi avant de savoir que faire," poursuivit Erchirion comme si rien ne s’était produit."Nous en avons à ce jour une idée, mais pas assez précise. Il faut pousser notre exploration plus loin dans les eaux du sud. Et je crois aussi qu’il est important de placer des navires armés de patrouille aux limites de nos propres eaux territoriales, de même que de fortifier nos ports, et de fabriquer de nouveaux vaisseaux en masse, ils ne seront pas de trop."

"N’oublions pas non plus Pinnath Gelin, nous devons éviter que cette cité ne tombe entre les mains des brigands qui semble faire diversion" intervint Lothíriel, qui s’était jusqu’alors tenue à l’écart des affaires des hommes."Le terrain est propice à être garni d’hommes, de rôdeurs, dissimulés et prêts à intervenir par des attaques furtives à répétition en cas de besoin, avec l’aide d’autres seigneurs riverains. De même qu’avec les Elfes d’Edhellond, ils possèdent des nefs elfiques cent fois plus rapides que nos propres bateaux, ce qui pourrait nous être grandement utile en mer afin d'espionner nos ennemis…"

Puis elle se tut, un peu timorée, en l’attente des réactions de ses frères, et surtout de son père. Ce fut un sourire fier qu’il lui adressa, puis conclut :

"Vous avez tous les deux raison. Je vais d’ores et déjà donner des ordres pour entamer la construction de vaisseaux supplémentaires à grande échelle, et la formation d’équipages. Et également la fortification des ports et des places fortes côtières. Il est vrai que nous avons besoin de plus d’informations, aussi. Elphir, tu reprendras la mer avec ton frère, Amrothos pour aller tenter de dénombrer la flotte ennemie, ou au moins en apercevoir plus ou moins l’importance. Mais pas tout de suite, tu viens à peine de nous revenir, eh ! Nous en reparlerons. Erchirion, Lothíriel, je compte sur vous pour m’aider à tout coordonner d’ici."

Imrahil marqua une pause, puis s’autorisa un sourire.

"Mais plus tard, tout cela, ce soir, contentons-nous de fêter le retour de nos braves guerriers, un banquet nous attend tous en bas. Allez, Elphir, Erchirion, reposez-vous un peu avant ça. Laissez-moi, à présent, j’ai encore d’autres affaires à régler, toute cette paperasserie… "

Il désigna les tas de feuilles sur son bureau.

"Soit ! A bientôt, mes enfants…"
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